Pourquoi
écrivons-nous ? A quoi cela nous sert il ? Pourquoi ? Ce sont que des mots, que des petites questions sans grand intérêt, mais elles finissent par me pourrir la vie, m’empêchant de
dormir la nuit, refusant de me laisser me concentrer le jour. Terrible maladie qu’est l’écriture. A quoi nous sert-elle ? Je me le demande depuis toujours, enfin du moins je crois. Et je pense
qu’elle est là pour satisfaire notre ego quelques part, elle nous permet de nous dire que l’on est capable d’inventer une histoire, de pouvoir raconter un cheminement de personnages fictifs ou non.
Elle nous permet d’exorciser nos démons, toutes ces petites choses qui nous tarabustent constamment et tournent sans arrêts dans des esprits malades. Mais quel est le résultat de tout ça ?
Rien. Pourquoi rien ? Simplement parce qu’une fois le démon exorcisé, un autre apparaît au fond de notre âme. Triste quête sans fin. L’un de mes démons, et je pense le plus puissant, est le
temps. Celui qui passe en nous tapant dans le dos en disant, à bientôt. Celui qui nous rattrape constamment pour nous faire trébucher un fois encore. Ce temps que l’on ne peut suspendre. J’aimerais
passer ma vie comme une semaine en septembre 2005 où je n’avais pour seuls compagnons qu’un ordinateur, des cigarettes, de quoi boire et une maison complètement vide. Cette semaine qui laissa libre
court à mon imagination pour finir d’écrire mon premier « roman ». Cette sensation que j’avais étais tellement intense, cette liberté. J’étais piégé dans l’histoire que je tentais
d’écrire, oubliant de me nourrir convenablement. Je me rappelle très précisément avoir écrit lors de cette semaine la plus d’une quarantaine de pages sans aucune difficulté. J’avais même pris le
temps d’écrire une autre histoire. J’ai accouché cette semaine là de Visages, et de Six. C’était tellement bon, tellement revigorant. Mais aujourd’hui, j’ai perdu cette sensation. Les mots
parviennent difficilement jusqu’à mon clavier. Fainéantise ? Egoïsme (pourquoi égoïsme ?) ? Je ne sais pas. Rien. J’ai tellement de sujets à traiter, tellement d’idée de livre…. Mais
rien ne sort. Peut-être est-ce due à ces dizaines de refus des éditeurs qui ne voit rien en mon travail d’intéressant. Pourrai-je devenir un jour l’écrivain que je veux être ? L’homme épanoui
qu’il faudrait que je sois déjà ? Quel vice pourri est l’écriture. Tant pis, je suis condamné à errer dans ce monde sans que mes histoires intéressent qui que ce soit. Et puis qu’importe, une
poussière reste une poussière alors pourquoi pas moi ? Désolé pour cet étalage d’état d’âme sans intérêts