Lundi 23 juin 2008

Ces doux rêves qui m’empêchent de devenir fou dans cet univers mortel. Il n’y a rien ici qui me satisfasse réellement. Rien de bien. Quand on traîne dans les couloirs, on sent la violence, le meurtre, le viol. Le mal en est presque palpable. Chienne de vie. Rassembler en un lieu tout le mal d’une ville, est-ce vraiment judicieux ? Mais qu’est-ce qu’on y peut ? On est pas payé pour réfléchir. Les grands de ce monde oui. Leur réflexion est-elle subtile et empreinte de maturité ? Pfff…. Il faut que je déconnecte mes neurones ou je vais cramer du cerveau.

-         Joe ! Réveille-toi, le directeur fait sa ronde.

Conrad « Magic » Steele venait de me sortir de mon sommeil réparateur. Je me balançais sur ma chaise d’un sursaut incontrôlé, et boum. Parterre. Ma casquette vola, ma matraque aussi.

-         Magic ! Tu peux pas être plus cool ?

-         Joe, le directeur…

-         Oui j’ai entendu mais la prochaine fois fais gaffe, je me suis planté parterre.

-         Tiens Joe ta casquette.

-         Merci, il en est où ?

-         Couloir C, dans cinq minutes, il est sur nous.

-         On a le temps ! tu veux un café ?

-         Joe !

-         Moi oui.

Je partis me servir une tasse de jus de chaussette histoire de dés embrumer mon cerveau, reconnecter mes neurones enfin me réveiller clairement.

-         Joe, il va te ….

Magic n’avait pas fini sa phrase que la porte s’ouvrit sur des costards neuf et des pompes bien cirées. Rasé de frais et propre sur lui, Mike Stone, le directeur de cette taule, portait ses éternelles lunettes rondes sur ce visage de fouine. Je ne lui aurais pas prêté ma tasse de café de peur de la récupérer pleine d’arsenic. Magic était au garde à vous comme un bon soldat alors que je sirotais mon café noir et fumant.

-         Monsieur Steele, comment allez-vous ?

-         Bien Monsieur le directeur.

Hypocrite jusqu’au bout des ongles ce salopard. Je me demande pourquoi il prend la peine de visiter cette prison alors qu’il en gère déjà prés de cinq dans tout l’état.

-         Pincitto ! Je constate que vous traîner comme toujours.

-         Monsieur le directeur. Votre ronde se passe bien j’espère. Faites attention au secteur B. Il y a là bas pas mal de monde qui ne vous apprécie guère. Je ne vous accompagne pas, je suis en pause.

-         Depuis une bonne heure, c’est cela ?

-         La paperasse prend du temps vous savez.

-         Je me demande encore ce que vous faites là Pincitto. Le secteur B va vous aller à ravir. Je vous envoie votre affectation cette semaine. Il me semble que l’un des gardiens a demandé sa mutation. D’ailleurs, dans sa demande, il dit que sa blessure à la cuisse le fait horriblement souffrir. Avez-vous déjà été agressé avec une fourchette, Pincitto ?

-         Non je n’ai pas encore eu ce plaisir.

-         Bien préparez vos affaires, vous êtes affecté au secteur B à partir de cette après midi.

-         Bien Monsieur le directeur.

Sombre con. Je savais qu’il ne pouvait pas me sentir. En même temps je ne l’ai pas joué fine, enfin ça va me changer. Mais le secteur B, c’est quand même le secteur des violents. Les collègues disent que ça sens la mort par là-bas. Je vais en avoir le cœur net.

-         Le secteur des violents, Joe. T’y es allé un peu fort ce coup là.

-         Mais non Magic, depuis que je sui à Bretton’s J ce connard de Stone ne peut pas me voir.

-         Quand même !

-         C’est pas grave. Je vais m’en sortir.

-         Tu parles, c’est une zone de non droit. Tu vas te faire démonter.

-         T’inquiètes pas, ma carcasse en a vu d’autres. Bon Magic, c’est pas que je m’emmerde ici, mais j’ai un nouveau bureau maintenant. A plus tard.

-         Ouais c’est ça.

Il va me manquer ce Magic. J’étais bien peinard dans mon secteur. Enfin un peu d’animation sera salutaire.

par Jarod Lets publié dans : Lockhood Chronicles
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Samedi 31 mai 2008
Je continue ma saga, malheureusement, je n'ai encore rien publier sur ce blog pour les chroniques de Lockhood peut être faudrait il que je mette tout ce que j'ai. Sinon faites un tour sur mon Myspace. Voila bonne lecture.

La sonnerie stridente du téléphone retentit pendant cinq bonnes minutes dans les bureaux du troisième étage du Lockhood Chronicles. Puis le bruit cessa laissant l’étage aussi silencieux qu’un cimetière. Une machine à écrire commença son bal de cliquetis rythmé par le ding de fin de ligne. Quinze mots à la minute, je n’aurais jamais pu être secrétaire. A ce rythme là, j’y suis encore dans une semaine. Et tout ça pour un malheureux accident. Un incendie involontaire. Ces mecs pleins aux as n’ont que ce qu’ils méritent. Toujours à chercher à faire mieux que son voisin. La plus belle maison décorée pour noël. Tout ça pour aboutir à une mort. Lydie Swanson, pauvre femme. A peine trente ans et déjà froide comme un glaçon et son mari qui risque la prison pour homicide involontaire sur la personne de sa femme. Enfin, ça me change des chats perchés sur les arbres et les meetings de la mairie.

Le doux tintement du téléphone vint réveiller mes tympans en les déchirant de façon tout à fait mal appropriée.

-         Tim Restler, Lockhood Chronicles, j’écoute.

-         Monsieur Restler, j’ai des informations très importantes à vous communiquer.

-         Qui êtes-vous ?

-         Ce n’est pas important. Vous voulez un scoop ou pas ?

-         A quel sujet ?

-         C’est très dangereux.

-         Oui, mais c’est à quel sujet ?

-         Retrouvez-moi au Palace Theatre à 19h00. Prenez un billet pour le film « Simmon’s Vision ». Et asseyez-vous au siège Cinq rangée C.

-         Allez-vous me dire de quoi il retourne ?

-         A toute à l’heure.

-         Monsieur, Monsieur….

Ces informateurs anonymes. Mon instinct me dicte de me rendre à ce rendez-vous, alors que ma conscience de crie de rester loin de cette affaire qui semble se dessiner. Mais rien n’est sûr quand à la qualité des renseignements que l’on va me donner. Enfin, la curiosité est un vilain défaut me disait les bonnes sœurs à l’orphelinat. Je n’ai jamais pu les sacquer ces bonnes sœurs avec leur vie bien tracée et leur croyance inutile en une entité impalpable. 18h15. Hum, le Palace Theatre est à 15 minutes à pieds. Je vais en profiter pour m’arrêter chez John’s Liquor. Ca me fera oublier cette connerie de boulot.

J’enfilais mon trench coat et vissait mon eternel chapeau sur mon crâne en descendant les quelques marches qui me séparaient encore de la sortie. Le temps était étrange aujourd’hui, il était trop humide et trop lourd pour ne pas devenir un orage violent. Ce ne serait pas un mal d’ailleurs, cela aurait au moins le mérite de nettoyer cette ville pleine d’une puanteur infâme et viciée. Cornish Street était vide. Je n’eu pas à attendre bien longtemps, la pluie commençait à tomber lentement sur les trottoirs, formant des rigoles pour emmener loin de la surface ces tas d’immondices. Je remontais mon col  en enfonçant un peu plus mon chapeau, me donnant l’allure d’un Bogart au format allumette. Des tonnes de questions m’assaillaient : Ce rendez-vous tenez vraiment le coup ? Ma carrière allait-elle enfin décoller ? Et pourquoi pleut-il à chaque fois que je sors? Ces informateurs anonymes ne me plaisent pas, ils puent, ils coûtent cher et ils ne sont pas sûrs.

La clochette du John’s Liquor tinta lorsque je poussais la porte.

-         Salut John !

-         Tim. Quel temps de chien !

-         M’en parle pas.

-         Tu vas où ? T’es pas sensé travailler ?

-         Lâche-moi, John, j’ai rencard au cinéma.

-         J’espère qu’elle est bien roulée parce que Mike risque de t’assassiner.

-         C’est pour le boulot.

-         Oui, Tim, c’est ce que je dis à ma femme quand je vais dans un strip.

-         Mais, c’est vraiment pour le boulot. Putain, mais pourquoi je me justifie. File moi une mignonne de bourbon.

-         Calme-toi Tim, c’est bon. Tiens, 3 dollars…

-         75, je sais. Tiens garde la monnaie John.

-         Merci, Tim. Fais attention à toi.

-         Ne t’inquiète pas si je me fais agresser, je pourrais toujours me souler pour ne rien sentir.

-         Y en a un seul pour sortir des conneries comme ça. A plus tard.

-         Yep, à plus.

 

La gorgée de bourbon me donna du cœur à l’ouvrage et me fit oublier la pluie. Putain de boulot, putain de vie. Le Palace Theatre était en vue, personne devant. J’aurais pu m’en douter. L’ouvreuse me demanda dix dollars pour un billet. Echange de bon procédé ? Un billet contre un billet. La vie est de plus en plus chère. La salle était déjà à moitié remplie. Les spectateurs, callés au fond de leur fauteuil, étaient disposés de façon éparse. Je trouvais ma place sans trop de soucis puisque ma rangée était vide. Je m’assis tranquillement, attendant patiemment mon « rendez-vous ». Le projectionniste lança la bobine, la salle s’assombrit et une musique criarde vint crever les tympans de l’auditoire. Rien de plus désagréable. L’image commença par un gros plans sur un chapeau ayant connu bien d’autres aventures. Un regard se dessina dans l’ombre du chapeau.

-         Vous êtes seul monsieur Restler ?

Je tentais de me retourner mais un morceau d’acier collé contre ma nuque me fit changer d’avis.

-         Ne vous retournez pas monsieur Restler.

-         Vous m’en avez dissuadé.

-         Vous aimez le cinéma ?

-         Vaguement, je n’ai pas le temps d’y aller.

-         Vaguement ? Vous êtes journaliste avec un langage comme ça ?

-         Ecoutez, monsieur qui-que-vous-soyez, je n’aime pas que l’on me dérange lorsque je tape un article or, c’est ce que vous avez fait. Alors, si c’est pour parler cinéma et vocabulaire, c’est pas la peine. J’ai d’autres chats à fouetter.

-         Vous ne voulez pas un scoop ? Sortir des colonnes de fait divers ?

C’est vrai que l’offre était alléchantes, mais dans quel mérdier allais-je me retrouver. Courir après des chimères, je l’ai déjà fait et ça ne me passionne pas vraiment.

-         Vous savez, c’est mon patron qui décide de ce qui est un scoop et de ce qui ne l’est pas. Moi je fais le premier tri. Alors je ne peux rien vous promettre. Balancez les infos.

-         J’ai en ma possession une copie du carnet noir appartenant à Don Spagiano. Il contient les noms et les montants des pots de vin versés. Il ya quelques cadavres aussi. Etes- vous intéressé ?

-         Qu’est-ce qui me prouve que le contenu de ce carnet est vrai ?

-         Je ne peux en aucune façon vous le prouver mais les informations sont sûres.

-         Ok ! Très bien. Combien ?

-         Rien du tout, la où je vais, je n’ai besoin de rien.

-         Vous cherchez à laver votre conscience.

-         Mon âme est aussi pourrie que cette ville. Je ne veux pas de pardon. De toute façon, dans moins d’un mois, vous écrirez mon nom dans la rubrique nécrologique. Tenez, prenez le carnet. Je vais partir en premier, profitez de la fin du film, un billet à dix dollars ça se savoure. Ne tentez pas de me suivre, croyez moi, je sais faire disparaître les preuves. Voilà monsieur Restler, faites attention à vous et surtout ne faites pas trop de vague avant la parution de l’article.

-         Attendez, pourquoi moi ? C’est vrai quoi, il y a des journalistes plus importants que moi dans cette ville.

-         Votre nom n’est pas dans le carnet, et nous avons le même prénom.

 

Le morceau d’acier se décolla lentement de ma nuque laissant respirer cette partie de mon corps qui commençait à se demander si elle n’allait pas partir en flamme. Il avait raison, payer dix dollars pour venir voir un vieux film de mafieux avec des méchants plus vrais que nature. Un cigare au coin des lèvres, un désert, un flingue et une pelle. Quelle action dramatique ! La pulpeuse blonde allait tomber amoureuse du flic sale et ronchon. Encore un navet du septième art gravé dans les annales pour longtemps. J’attendis sagement le générique de ce navet sans fin m’endormant tranquillement tous les quarts d’heure. La musique de fin me fit sauter sur mon siège, la salle était vide, l’image commençait à clignoter avant l’extinction du projecteur. Il était temps d’y aller. Ma montre gousset indiquait 20h30, ma gorge était sèche, et l’envie de retourner au journal m’était aussi agréable qu’une chaude pisse. En sortant du Palace Theatre, mes yeux furent irrésistiblement attirés par la devanture verte du Cork Lane, où un double scotch m’attendait au fond du bar. Les volutes bleutées de fumée et l’éclairage très tamisé rendez l’atmosphère très intimiste voire secrète.

 

par Jarod Lets publié dans : Lockhood Chronicles
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Lundi 26 mai 2008
Allez faire un tour sur ce site et faites un effort.
http://greffedevie.publicis-technology.com/passeport/passeport.php

Bye
par Jarod Lets
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Vendredi 23 mai 2008

Pas vraiment beau, pas vraiment gai, pas vraiment intelligent, pas vraiment bon, pas vraiment mauvais.

Pas Vraiment talentueux, pas vraiment bien dans sa tête.

Plutôt timide, plutôt flemmard, plutôt fou, plutôt saoul.

Voilà les petites choses qui font de moi ce que je suis. Ces petites choses qui nous rendent indispensable, horripilant, aimant, aimé. Vivant. Est-il bon de connaître toutes ces petites choses ? Non, ça ne sert à rien. On voudrait changer, effacer nos défauts, mais se sont eux qui font de nous ce que nous sommes. On nous aime, on nous déteste mais qu’importe nous sommes nous. Bien sûr, pour ma part du moins, cette solitude quasi narcissique est pesante mais le mal nourrit l’inspiration. Mais l’inspiration fait mal. Etrange comme sentiment mais créer des mondes, des personnages, des psychologies différentes, qui passe indéniablement par l’identification à ces univers, s’éjecter de la réalité. Devenir fou. Fou par les autres qui nous regardent de travers nous poussant à nous retrancher sur nous même. Encore et toujours cette spirale infernale qui ne nous oublie pas. Dur d'être là.

par Jarod Lets
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Samedi 12 avril 2008
J'ai laché la plume des romans pour reprendre celle de mon autre vice qu'est celui de la chanson. Vous allez me dire quelle est la différence? Je me le demande mais aujourd'hui, le démon de la guitare est de la création en plusieurs pistes m'a pris. Tois chansons enregistrer. Malheureusement elles ne sonneront que dans mes oreilles et celles de mes voisins bien sur. Mais je suis content d'avoir pu balancer comme ça mon émotion au bout de mes doigts en fermant les yeux et en laissant les notes m'envahir à mesure qu'elles sortaient. Rien de bien méchant en somme mais je voulais le notifier dans ces quelques lignes numériques. Je m'aperçois en prime que je n'ai aucune rigueur dans tout ce que je fait, spécialiste du on verra plus tard, on le refera pour finalement le laisser à l'abandon comme tous les textes (je ne vais pas les appeler livres ce serait pompeux) qui croupissent au fond d'un tirroir numérique. Triste fin. Mais c'est dans ces moments là que je m'apérçois que le scribouillard que je suis le restera et continuera à poser des bouts de bois les uns sur les autres ou des pierres, cela dépends du travail. Mais même là je ne suis pas rigoureux, laissant l'ensemble de l'oeuvre effacer les "petites erreurs" de parcours. Dois je me remettre en question? C'est fait chaque jours, à chaque pas que je fais sur cette terre. J'ai "l'avantage" de ne rien esperer de ce monde. C'est ce "représentant" en religion  ( un témoin de jéhovah) qui m'a peut être troublé en me demandant si j'avais des amis. L'aspect social de la vie, représente beaucoup pour les gens que l'on recontre ( ce qui est l'aspect social justement). En fait je n'ai aucune vie sociale, a part celle que "j'entretien" avec vous lecteurs de mes pensées. Mais j'ai un ami, contrairement à ce que pouvait prétendre mon témoin de Jehovah, je n'en ai qu'un seul, mais c'est un vrai ami. Celui qui me couvrira si jamais je faisais quelques choses de mal. Bon d'accord, je m'éloigne de ce que je commençais, mais tout est lié. Ce représentant me dis que Dieu est un ami fidel, ce sur quoi je veux bien discuter ( si ce fameux dieux que beaucoup aime se penchait sur la vie de certain qui n'est pas des plus rose, je ne parle pas de moi car je suis plutot bien servi, ou sur les personnes qui meurt trop tôt. Je crois d'ailleurs que ce mal qui me fait écrire, chanter, composer viens de là. Cette mort qui aurais dûe m'être destinée mais qui m'a séparer de cette personne qui m'étais chère et qui me soulagais de ces quelques maux qui me hantais à l'époque, comme tous les gamins de quinze ans je pense. En fait, j'ai l'impression d'être un mort en suspends, un peu comme ces faucheurs d'âmes de la série Dead Like Me, je vous conseille de la regarder sur France 4. C'est assez étrange de se lever le matin et de se dire aujourd'hui set peut être le dernier, que vas tu faire? Le réponse est : rien de spécial, qu'importe? Je sais que depuis prés de dix ans, (le 13 Aout, ca ne s'invente pas!)  je ne m'occupe plus de moi, mais j'essaye de liberer les autres d'un poids qu'il ne voient pas, de les soulager de beaucoup de taches qui les alourdissent inutilement. Ah là, là j'en écris des conneries et cela ne me mène à rien, je me lèverais demain comme chaque matin en me posant les même questions qui ne servent à rien à part à entretenir ce secret pesant qui n'en est plus un. Mais écrire ces quelques lignes qui ne seront lues que par quelques personnnes (surement moins de dix) cela fait du bien. Comme me l'on dit beaucoup de personnnes " le tout, c'est de s'exprimer". Voilà, mes amies, mes amis. See You Later... Bye
par Jarod Lets
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Samedi 12 avril 2008
Le pas est sauté! J'ai enfin décidé de le faire.

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par Jarod Lets
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Mardi 1 avril 2008

Salut! Je sais bien, ça fait bien longtemps que je suis loin des écrans mais j'ai des excuses. Enfin faut-il en avoir? Déménagement, travail, beaucoup de travail..... C'est mauvais.... Pour m'excuser, je vous fait part du premier chapitre de mon premier bouquin qui s'intitule Visages. Bonne chance pour la lecture, c'est un peu long. (je vais tenter d'augementer la police pour ceux qui prefère...) Bonne lecture.

1. Le Début.

 

Le printemps s’annonçait tôt cette année. Le 11 février, le mercure fixait déjà les 17°C sur la place Alain Trévigné. Les gens commençaient déjà à sortir leurs serviettes de bain pour profiter de la plage et de la douceur du soleil qui viendrait brunir leur peau blanche. Certains acharnés se baignaient déjà puisque l’eau était à 15°C. Éric se promenait sur la jetée admirant toute cette chair rose qui s’étalait sur le sable. Car malgré cette légère brise du nord ouest, les gens se dénudaient. La jetée était son endroit préféré depuis aussi longtemps qu’il puisse s’en souvenir. Il y venait quand le temps était parfait pour lui. C’est-à-dire à peu près tout le temps, excepté les jours où il neigeait. Son plus grand plaisir était de sentir la nature se déchaîner autour de lui. Voir les vagues se fracasser sur la digue ou aller taper jusqu’au deuxième étage du phare de la pointe Brune. Il aime sentir le vent fouetter son visage et faire voler ses cheveux. Sentir tout simplement que les êtres humains ne sont rien et ne maîtrisent rien face à la puissance de la nature. Une vision certes quelque peu pessimiste mais pourtant tellement vraie. Mais aujourd’hui, la mer est calme et le soleil est bien présent. Comme toujours dans ces cas là, il porte ses lunettes de soleil « intégrales » pour éviter que la lumière ne lui cause quelques soucis.

13h30 lit-il sur son portable.

            - Tiens, ce vieux con ne m’a pas encore appelé pour venir bosser

Il se mit en route vers le centre ville. Et, en remontant la rue Émile Victor son téléphone sonna.

            - Ah quand même!

Il décrocha.

            - Allo?

            - Monsieur Gorsano?

            - Lui-même

            - Mademoiselle Deschamps du secrétariat de Primstore. Monsieur Maurille voudrait savoir si  vous viendrez travailler cette après-midi. Il a ajouté qu’il préparait les primes et notes pour la fin de l’exercice.

            - Écoutez, j’étais justement en route vers le bureau. Dites lui que je serai là dans dix minutes.

            - Bien monsieur Gorsano, il vous attend avec impatience dans son bureau.

Il raccrocha aussi sec.

            - Quel crétin ce Maurille, je vais me le faire un de ces quatre.

Imitant la voix de son patron préféré :

            - Stéphanie appelle moi ce con de Gorsano et dis lui de se bouger le cul.

Imitant la miss Deschamps:

            - Oui mon canard.

Il les voyait comme si il y était, s’envoyant des baisers.

            - Pathétique, hypocrite

Sa sérénité avait totalement disparue, il était devenu hargneux et aurai bien voulu les bouffer tous les deux, et sans sauce. Il passa la rue Delage en ayant une petite pensée pour son médecin.
Il tourna rue des Beaupines, traversa le parc de la Résistance et son horrible monument aux Morts, et arriva enfin rue Esquirolles. Il marchait beaucoup plus lentement en regardant les chiffres défiler. 18, 20, 22, 24, la nouvelle Mercedes du patron, 28, 30, 32... Il regarda la porte un instant, et leva son regard sur ce bâtiment qui, même si il l’ennuyait puisqu’il représentait le travail, une sorte de prison qui le rendait fou mais admiratif face à cette architecture magnifique. Tout était tellement harmonieux dans cette façade, excepté les stores rouges du troisième étage qui n’avait rien à faire ici. C’était un bâtiment en pierre de taille à la parisienne avec, aux fenêtres des petits carreaux qui venaient lui donner un cachet provincial.  L’entrée du bâtiment était une porte cochère en chêne massif vieilli avec de petits carreaux. La décoration intérieure était limite sur la quasi-totalité des étages. Le papier peint beige semblait tout droit sorti des 70’s (Éric se demandait si justement, ce papier peint n’était pas là trente ans auparavant). Tout cela accompagné justement d’une moquette faite de petits carreaux de 25 centimètres de côté d’un bleu tressé noir. En fait il n’y avait en gros que le bureau de Maurille et le sien qui avait un peu d’allure.

Il prit l’ascenseur appuya sur la touche trois et entama son ascension. Il sorti et tourna sur la droite pour se trouver face au bureau de Stéphanie totalement déserté. Donc de deux choses l’une, soit elle est en « réunion » avec Maurille, soit elle est partie chercher le café et en profitait pour rajuster son maquillage. Éric décida d’attendre dans un des fauteuils de cuir (pour ça il avait du goût le Maurille); disposé avec trois de ses confrères en salon autour d’une table basse en bois teinté en acajou. La pièce était sobre avec comme seule décoration murale, 6 modèles de stores accompagnés de leurs marques. Éric entrepris la lecture des magazines, mais rien ne l’intéressait vraiment puisqu’il n’y avait là que des brochures de Primstore® prônant la qualité de la marque et de son créateur Jacques Maurille, 44 ans, à la tête d’une entreprise de 169 salariés. 39 administratifs, 50 vendeurs dont les VRP et une centaine d’ouvriers spécialisés. Un chiffre d’affaire de 1 990 000 euros par an. La marque proposait près de 2000 références, avec des matières et des couleurs différentes. Primstore® était présent dans 39 pays dont les USA, la chine, la France, la Grande Bretagne… De la propagande tout ça

Un léger soupir étouffé se fit entendre dans le bureau. Éric eu un rictus de dégoût et porta son attention sur les stores. Le premier à lamelles rouge était un store en acajou, favorisant l’intimité et la chaude atmosphère d’une pièce réf. 87392 (ceux présents dans le bureau de Maurille). Le classique, lamelles ferrailles blanc souvent utilisé dans des espaces lumineux. Le pin, lamelle de pin teintée blond, atmosphère détendue (la salle d’attente). La toile de lin, le personnalisé (support publicitaire où l’on peut afficher un partenariat, le logo de l’entreprise ou annoncer un événement). Et enfin, le modèle lamelle sans tain qui permet de voir sans être vu, à la manière des miroirs utilisés dans les salles d’interrogatoires de la police.

14h15. OK, nickel. Il m’a oublié ou quoi?

La porte s’ouvrit à cet instant précis comme s’il l’avait décidé. Stéphanie sortit d’abord en rajustant sa jupe et son brushing peroxydé.

            - Bonjour monsieur Gorsano

            - Bonjour miss Deschamps. Quel temps magnifique aujourd’hui.

Aucune réponse de la part de la secrétaire qui s’était déjà rassise à son bureau faisant mine de travailler. Au fond du bureau, le fauteuil de cuir crissa en redressant ses plis et des pas sourd et imposants se dirigeant vers la porte retentirent.

            - Gorsano! Ça va? Alors on a décidé de venir travailler aujourd’hui?

1 - 0 Pour Maurille        

            - Monsieur Maurille, comment va votre femme ? Et Damien et Aurélie?

Égalité, la balle est au centre.

            - Entrez.

Maurille était d’une humeur massacrante maintenant. Éric savait où il fallait frapper et, voir son patron sur les nerfs le faisait jubiler.

Il s’assit dans le fauteuil de gauche connaissant les habitudes de Maurille et Stéphanie lors de leurs petites réunions. Le patron quand à lui vint se placer juste en face de lui avec un regard noir qu’il réussit à maîtriser dans les secondes qui suivirent.

            - Vos sarcasmes et vos réflexions sur ma famille ne me plaisent pas beaucoup Éric. J’aimerais un peu plus de respect de votre part. Dois-je vous rappeler que je suis votre parton et que par cette fonction, je peux vous foutre à la rue en un clin d’œil.

            - Je n’en attends pas moins de vous, mais n’oubliez pas que je suis votre comptable et que je sais parfaitement ce que vous faites. Vous avez des notes de frais qui dépassent largement mon salaire et tout cela sans voir plus de dix clients par semaine. Alors, si vous voulez me virer, allez-y. Mais je ne suis pas sur que la prison vous aille bien et que madame Maurille trouve vos petites réunions avec Stéphanie très à son goût. Alors parlez-moi de me virer et je détruis votre vie en un clin d’œil.

            - Se sont des menaces?

            - Prenez-le comme vous voudrez.

            - Vous savez que se sera votre parole contre la mienne et celle des employés de cette société.

            - Je sais bien. Mais j’ai les preuves qu’il faut pour ôter tous doutes de ce que j’avance. Soit dit en passant, Stéphanie à l’air très sportive et à votre place je n’aurai pas résisté non plus. Et puis une jeune plante de 20 ans ce doit être plaisant, non?

            - Ok, on arrête les frais. Vous avez une explication pour votre absence de la matinée.

            - Regardez mon dossier, vous y trouverez une note du docteur Belmi attestant de mon état de santé. Cette note parle notamment de fortes céphalées, amenant bien souvent le patient à des nausées et à une sorte de paralysie des membres inférieurs pouvant aller de quelques minutes à plusieurs jours. Vous savez, cette fameuse note que je vous ai remise le mois dernier pour expliquer une absence ayant durée trois jours. Vous savez celle qui est accompagnée d’un certificat médical de l’hôpital Pluvigner, signé du directeur du service de neurologie, le docteur Marchal pour être plus précis. Vraiment, vous ne vous rappelez pas?

            - Vous savez vos petits problèmes ne m’intéressent pas. Vous allez excuser toutes vos absences par des céphalite à tendance paralysante?

            - Céphalée

            - Peu importe le nom. J’aimerais au moins que vous téléphoniez.

Maurille était dans une impasse et Éric le sentait bien.

            - J’y penserai.

Il l’avait au creux de sa main et pouvait l’écraser. Il le savait. Il esquissa un léger sourire pour voir comment il réagirait. Le visage de Maurille sembla s’assombrir et une étincelle de rage apparue au fond de ses yeux noirs. Un petit silence s’ensuit. Les deux hommes se jaugeaient. Des éclairs auraient pu crépiter entre leurs deux regards. Enfin le silence fut rompu:

            - Bon vous êtes apte à travailler cet après midi?

            - Je suis encore groggy mais ça ira je pense.

            - Alors, allez-y. Vous avez un dossier en attente sur votre bureau, concernant les dépenses extérieures et les notes de frais du mois de janvier. Préparez-moi le bilan de l’exercice de l’année dernière. Vous avez jusqu’à la fin de la semaine pour faire cela. C’est bon tout ira bien?

            -Oui c’est ok.

Éric se leva de son fauteuil et fit demi-tour, admirant au hasard la décoration de ce bureau. Il s’y sentait comme dans un pub irlandais avec des murs vert, du bois sombre et des tonnes de babioles qui n’était pas toutes belles. En ouvrant la porte il eu un petit sourire en se trouvant nez à nez avec une jolie femme de 36 ans : Madame Maurille. Elle était bien faite et n’accusait pas le coup de ses deux enfants. Elle était resplendissante. Des cheveux longs et bruns, des yeux vert, grands et malicieux. Elle portait ce genre de chemises offrant une vue imprenable sur son nombril, trou béant au beau milieu de son ventre plat. Le décolleté plongeant et provoquant, laissait découvrir la chair de ses seins. De plus, elle était moulée dans un jean sûrement emprunté à sa fille de 15 ans.

            - Madame Maurille, quel plaisir de vous voir. Permettez-moi de vous dire que vous êtes resplendissante.

            - Voyons Éric combien de fois vous ai-je demandé de m’appeler Sylvie. Vous êtes bien taquin.

            - Pardonnez-moi Sylvie. Comment vont les enfants.

            - Ça va plutôt bien. Vous savez comment sont les adolescents. Aurélie veut sortir avec ses copines le samedi soir et Damien veut devenir footballeur professionnel. Enfin la vie des enfants. Et vous comment vous portez vous?

            - Ça va plutôt bien, merci. Quel âge ont-ils maintenant?

            - Aurélie vient d’avoir 15 ans et Damien aura 10 ans cette année.

            - C’est la jeunesse. Ils veulent grandir trop vite, et une fois qu’ils sont grands, ils regrettent leur enfance.

            - Vous avez bien raison.

            - Bon je crois que votre mari vous attend. Je ne voudrai pas vous monopoliser et par la même, le rendre fou de jalousie.

            - Il peut bien attendre encore un peu. Et pour tout vous dire j’aimerais qu’il soit un peu jaloux.

Ils se mirent à rire se lançant des regards qui en disaient long.

            - Ah… Qu’il est bon de rire.

            - Saviez vous qu’on utilise plus de muscles faciaux en faisant la gueule qu’en souriant.

            - Mon mari est donc un grand sportif.

Le fou rire reparti de plus belle. Stéphanie du coin de son bureau ne perdait pas une miette de la discussion.

            - Vous allez toujours au « Cleptomane and Co. »

            - Tous les soirs ou presque. J’ai peur qu’Evi croit que je suis amoureux d’elle. Mais depuis le temps que je pratique ce bar, ils pourraient me faire un tarif préférentiel ou au moins donner mon nom à un cocktail : le flambeur ou Éric l’impitoyable. Vous devriez  venir un de ces soirs avec votre mari et les enfants.

            - Je ne pense pas qu’il aime ce genre d’endroit mais j’y viendrai un de ces soirs avec les enfants.

            - Bon donc je vous y attendrai. Dites au portier que vous venez de ma part.

            - D’accord. A bientôt Éric, prenez soin de vous.

            - Vous aussi Sylvie. Au revoir.

Elle entra dans le bureau et il commençait déjà à la marteler de je ne sais quel reproches.

Éric se remit en route vers son bureau au quatrième étage et quand il pénétra dans son antre, il se senti bien. Il avait tout réussi, écraser Maurille et il n’allait pas tarder à avoir sa femme. Il ouvrit les stores et admira la vue sur la mer pendant quelques minutes, puis il se mit au travail.

par Jarod Lets
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Lundi 21 janvier 2008
Pourquoi écrivons-nous ? A quoi cela nous sert il ? Pourquoi ? Ce sont que des mots, que des petites questions sans grand intérêt, mais elles finissent par me pourrir la vie, m’empêchant de dormir la nuit, refusant de me laisser me concentrer le jour. Terrible maladie qu’est l’écriture. A quoi nous sert-elle ? Je me le demande depuis toujours, enfin du moins je crois. Et je pense qu’elle est là pour satisfaire notre ego quelques part, elle nous permet de nous dire que l’on est capable d’inventer une histoire, de pouvoir raconter un cheminement de personnages fictifs ou non. Elle nous permet d’exorciser nos démons, toutes ces petites choses qui nous tarabustent constamment et tournent sans arrêts dans des esprits malades. Mais quel est le résultat de tout ça ? Rien. Pourquoi rien ? Simplement parce qu’une fois le démon exorcisé, un autre apparaît au fond de notre âme. Triste quête sans fin. L’un de mes démons, et je pense le plus puissant, est le temps. Celui qui passe en nous tapant dans le dos en disant, à bientôt. Celui qui nous rattrape constamment pour nous faire trébucher un fois encore. Ce temps que l’on ne peut suspendre. J’aimerais passer ma vie comme une semaine en septembre 2005 où je n’avais pour seuls compagnons qu’un ordinateur, des cigarettes, de quoi boire et une maison complètement vide. Cette semaine qui laissa libre court à mon imagination pour finir d’écrire mon premier « roman ». Cette sensation que j’avais étais tellement intense, cette liberté. J’étais piégé dans l’histoire que je tentais d’écrire, oubliant de me nourrir convenablement. Je me rappelle très précisément avoir écrit lors de cette semaine la plus d’une quarantaine de pages sans aucune difficulté. J’avais même pris le temps d’écrire une autre histoire. J’ai accouché cette semaine là de Visages, et de Six. C’était tellement bon, tellement revigorant. Mais aujourd’hui, j’ai perdu cette sensation. Les mots parviennent difficilement jusqu’à mon clavier. Fainéantise ? Egoïsme (pourquoi égoïsme ?) ? Je ne sais pas. Rien. J’ai tellement de sujets à traiter, tellement d’idée de livre…. Mais rien ne sort. Peut-être est-ce due à ces dizaines de refus des éditeurs qui ne voit rien en mon travail d’intéressant. Pourrai-je devenir un jour l’écrivain que je veux être ? L’homme épanoui qu’il faudrait que je sois déjà ? Quel vice pourri est l’écriture. Tant pis, je suis condamné à errer dans ce monde sans que mes histoires intéressent qui que ce soit. Et puis qu’importe, une poussière reste une poussière alors pourquoi pas moi ? Désolé pour cet étalage d’état d’âme sans intérêts
par Jarod Lets
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Mardi 8 janvier 2008

Nos vies

 

L’espoir renait sans lendemain

Preuves extérieures ou malaise étranger

Il s’avance encore pour voir le sien

Regards continu pourtant si prés

 

Fermons les yeux pour paraître sage

Soyons sûr de nos actes

Parfaits inconscients en pâturage

Brûlons nos rêves et effaçons les traces

 

Perdu entre les deux mondes de sang

Le choix est entre nos mains d’argiles

Situons nos songes errant

Pestilences corporelles indélébiles

 

Les cœurs brûlent en nous

Ne Laissant rien aux ennemis

L’histoire s’écrira sans nous

Je m’efface petit à petit
par Jarod Lets
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Dimanche 6 janvier 2008

Bonjour!

Voilà suite aux conseils d'une amis, j'ai décidé de créer un over-blog space. Le précédent que j'avais (mais qui reste en fonction) est sur myspace. l'adresse est http://www.myspace.com/jarod_lets.  
Voila les amis. Je vous laisse un texte assez vieux. Enjoy.

Last Stand

Last stand to fall asleep
I can’t remind my lonely tears
I sold my mind for nevermind
I hold your hand so what’s the end
 
             I can’t fall asleep while I’m dying
            Can you see the other end, I buy my place
            Would you be so fine to see…?

There’s nothing I can keep ‘cause nothing can keep me
So starved from the life, I call you
A primitive feeling is nothing I loose
Death and destruction, I can not be

         My eyes going closed, no light
         I list my pleasure around my hand
        Such addict from unforgiven skills
        Cold line, cold line

I spend my time for nothing concrete
I sell my dreams for anything I do
Suffering rights my extremity
Carry on the past while it’s so blind

         I can’t fall asleep while I’m dying
        Can you see the other end, I buy my place
       Would you be so fine to see…?
       My fantasy

par Jarod Lets
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